Le chaudron de Madblue

Carnet de vie

31 juillet 2016

Our Aquapony friendship is magic

poisson3Aujourd'hui les gars, on va parler poiscailles et lifestyle.

La semaine dernière, mon homme m'appelle un après-midi pour me dire "Doudouce, j'ai envie d'avoir des poissons". Moi, pas contrariante et amoureuse de petits êtres vivants en tous genre, j'ai dis banco ! Et le soir même nous voilà avec deux petits Platy, affectueusement appelés Poiscaille et Friture dans notre gros bocal (alimentaire) suédois.

Alors vous allez me dire, pourquoi c'est intéressant ? J'veux dire, la meuf elle a acheté des poissons c'est pas non plus la nouvelle la plus ouf du jour, faut pas abuser ça mérite pas non plus un article de blog avec un titre aussi tapageur quoi, deux photos sur FB ça suffisait non ? Bah non, parce que si j'ai cédé aussi facilement c'est parce que cette histoire de poiscailles ça fait des mois qu'on en parle avec le Doudou, parce qu'on veut se lancer dans la culture aquaponique (tu comprends mieux le titre maintenant, ça y est ? T'as pigé le jeu de mot ?). Et là tout de suite le sujet est beaucoup plus intéressant que Poiscaille et Friture partent en vacances chez les Doudoux.

Qu'est-ce que la culture aquaponique ?

Quelques sites intéressants pour commencer :

  • http://aquaponie-pratique.com/
  • https://blog.defi-ecologique.com/aquaponie-poissons-plantes/
  • http://www.greenis-france.com/

Il s'agit de mettre en circuit poissons et plantes et de cultiver ces plantes, éventuellement des légumes, grâce aux déchets des poissons. Il s'agit de monter un circuit quasi fermé où nous nourrissons les poissons, où les poissons, avec leurs déchets naturelles nourrissent les plantes et où les plantes rendent l'eau filtrée et purifiée aux poissons. Cette culture associée permet, a priori, de faire pousser relativement rapidement des plantes et des légumes. Je dis a priori parce que nous avons lancé le processus hier et la seule pousse que nous avons fièrement dressée est une pousse de poivrons repiquée, mais franchement elle s'en tire bien. Nous avons semé une graine de poivron supplémentaire et deux graines de laitues.

En termes de montage en quoi ça consiste ?

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1) Avoir des poissons !

2) Un aquarium ou un bassin. Il faut savoir qu'à la base, l'aquaponie est une forme de culture où on utilise traditionnellement des gros poissons comme des truites par exemple, pour avoir un plus grand rendement de légumes et de poissons. Dans la mesure où nous sommes très bien engagés sur la voie du végétarisme et que nous n'avons nullement l'intention de manger nos poissons (ma nouvelle phrase favorite le matin c'est "Bonjour les bébés !", alors vous imaginez...) on va se contenter de petites cultures pour le moment. On a acheté le nôtre d'occasion à un charmant couple de notre ville. Il est extrêmement simple et fait 10L ; on a aussi acheté deux babioles pour le confort des poissons : une plante aquatique et des galets.

3) Une pompe et un tuyau. Le principe c'est de monter le tout en circuit presque fermé. On a accroché le tuyau à la pompe, on a mis la pompe dans l'eau et l'autre bout de la pompe et dans le filtre fait maison ! De ce fait, l'impulsion de la pompe fait remonter l'eau dans le tuyau jusqu'au filtre qui garde les déchets et rend l'eau aux poissons, toute propre !

4) Un filtre fait maison (optionnel). Par optionnel je ne veux pas dire que vous pouvez faire l'économie d'un filtre mais vous pouvez faire l'économie de la partie fait maison. Il s'agit tout bonnement d'un bac filtrant composé de billes d'argiles. Nous avons utilisé une ancienne bouteille que nous -- que Doudou a découpée (au cutter), percée (au fer à souder pour que ce soit plus propre, mais au cutter c'est bien aussi) et remplie de billes d'argile. Les plantes sont semées, repiquées directement dans les billes d'argiles et ont donc tout le temps les racines dans l'eau, mais grace aux billes qui drainent elles ne sont pas noyées. Les billes ont aussi pour fonction de retenir les déchets des poissons et donc de nourrir les plantes ! Petit bonus, l'eau qui coule dans le bocal fait un bruit très apaisant et les bulles créées amusent les poissons, ils sont toujours dessous !

5) Du temps. Eh oui, non pas qu'à l'entretient ce soit très contraignant, en fait ça ne l'est pas plus que de s'occuper d'un aquarium normal (rapport au filtrage c'est même peut-être moins contraignant parce que l'eau reste propre plus longtemps). Mais à partir du moment où les premiers déchets (nous on a utilisés les premières eaux de poissons qui étaient alors dans un bac à part) sont installés dans les plantes, il faut 5 à 8 semaines pour que le cycle se mette en place naturellement. Les professionnels n'intègrent les poissons qu'au bout de 5 à 8 semaines donc ! Chose que nous n'avons pas faite rapport au fait qu'on a quatre poissons pour faire pousser deux salades et pas une armée de truites pour faire pousser un potager entier et monter un élevage de poisson ; l'avenir nous dira si on a fait une bêtise ou pas, cela dit nous sommes relativement confiants. On vous tiendra au courant de l'avancée du projet et de la pousse des petites plantes !

Première réussite immédiate : le filtrage de l'eau

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                                                      AVANT                                                     APRES 
                             (le soir-même après installation des poissons)                  (le lendemain matin)     

On est très contents de cette petite aventure, après notre petit potager de balcon, mon initiation et mon amour des produits cosmétiques et d'entrentient faits maisons et notre périgrination vers le végétarisme, c'est une initiative colibris supplémentaire qui nous tient à coeur. L'idéal sera bien sûr, un jour, de pouvoir être auto-suffisants en fruits et légumes, nous en sommes loin mais c'est dans un coin de notre tête !

Posté par Artchoum à 20:42 - C'est quand le bonheur ? - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 juin 2016

Le Portugal & nous

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De Lisbonne à Porto en passant par Coimbra, nous sommes rentrés la semaine passée, déjà, d'une semaine de vacances remarquables. On s'est même demandé si on allait vraiment rentrer. Je n'avais jamais eu le blues post-vacances, c'est quelque chose qui me semblait totalement incompréhensible, je suis plutôt du genre à trépigner pour retourner au boulot parce que je m'ennuie trop rapidement. Cependant la période étant ce qu'elle est : fin de mes études, bouleversement professionnel, négociations administratives, examens supplémentaires, pasdepressionprendsdesdécisionspourtavie, j'avais TOUT sauf envie de rentrer. Finalement on aurait pu repartir dans le Haut-Bugey ça m'aurait fait pareil... alors le Portugal vous imaginez !

C'était magique, des vacances en amoureux au bord de l'eau, le soleil et un univers culturel totalement inconnu qui nous en a mis plein la vue plus d'une fois. Moi qui ai peur de tout je ne me suis jamais autant promenée en ville de nuit qu'à Lisbonne, le temps qui s'arrête et juste la sensation d'être au bon endroit au bon moment à chaque instant.

DSC_0232Même les métro sont des musées d'art, imaginez-vous ! Nous avons visité des tas de choses et à la fois trop peu : le musée d'histoire de Lisbonne, la tour des Découvreurs, la ville de Lisbonne, les ruines de l'anciennes cathédrales de Lisbonne, la Serre Froide de Lisbonne, l'Université de Coimbra, la bibliothèque de Coimbra (j'ai presque pleuré tellement c'était beau), les jardins de Sarralves à Porto, la librairie Lello, la cathédrale de Porto, le musée des arts sacrés de Porto... autant de lieu et de rencontres que nous n'oublierons jamais et que nous serons ravis de retrouver lors de notre prochain passage dans ce magnifique pays !

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Posté par Artchoum à 18:42 - C'est quand le bonheur ? - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 octobre 2015

Exposition Universelle 2015 - Milan

DSC_0056Rolala... Il faut que je vous raconte ce weekend de fou que l'on vient de passer à Milan. J'en reviens pas moi-même, entre deux neurones éteints par mon gros rhume de saison, j'ai assisté à des démonstrations esthétiques et politiques qui dépassent l'entendement.

Vendredi : voyage à quatre dans notre Choupette préférée jusqu'à Milan. C'était mon premier voyage en Italie et nous sommes loin du cadre typique que l'on peut fantasmer en pendant à l'Italie. Milan est une grande ville très semblable à celles que l'on a en France. Moi qui n'en suis pas familière j'ai été très gênée par le monde qu'elle pouvait brasser et l'effevescence perpétuelle qu'elle pouvait générer. C'est une ville immense, très urbaine, très quartier d'affaires et banlieues. Mais je n'étais pas venue pour faire du tourisme alors bon ne faisons pas de chichi ! Je n'ai pas été déçue parce que j'étais prévenue mais il est vrai que le Piémont et la Lombardie sont très loin des représentations idéalisées que j'avais pu m'en faire.

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Samedi : c'était notre premier jour à l'Exposition universelle et franchement les 6 premières heures ont été une catastrophe. Nous avons été - littéralement - choqués par le monde. Je n'avais jamais vu autant de gens de ma vie (et franchement, moi qui ne suis pas foule DU TOUT, je m'en serai bien passée...) si bien que nous sommes restés bêtes devant l'organisation des pavillons et l'affluence d'information qui arrivaient de tous les côtés et de toutes les dimensions (2, 3, 4D etc). On a eu énormément de mal à se mettre dans l'ambiance et à accepter qu'il fallait faire plus d'une heure de queue pour 30min de pavillon.

Les pavillons sont tous plus gigantesques les uns que les autres et selon les officiels il faut compter 1 à 6h de queue pour accéder aux pavillons. Si bien que sur les 145 nous en avons fait 8 (trop foufou). Samedi c'était ambiance guerre froide, nous avons fait : Chine (le faux, celui des industriels), USA et Russie. Et, déjà, nous étions tombés amoureux de la Slovénie seuls à bien vouloir nous restaurer avec des prix abordables, des sourires et beaucoup d'humour qui nous ont bien réconforté !

Le pavillon de la Russie était très bien fait et très impressionnant (bon je suis pas fan de propagande religieuse mais structurellement c'était vraiment pas mal !) et on a appris pas mal de choses sur les ressources alimentaires de la Russie.

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Les USA avec leur magnifique mur végétal et leurs cultures hors sol et hydroponiques toutes mignones ont fait l'apologie des OGM et des AGM en jouant le rôle du grand réconciliateur et normalisateur (rien de nouveau sous le soleil).

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La Chine c'était... comment dire... euh... j'ai pas de phrase alors on va faire une liste de mots : industrie, malbouffe, pandas sous acide. Oui je sais c'était pas très engageant mais faut dire qu'on s'est fait avoir : ce n'était pas le vrai stand de la Chine mais celui d'un regroupement d'industriels qui faisaient leur auto-pub sur l'expo en abordant vaguement le thème de la nourriture (et l'animation des pandas téléteubies à la fin c'était juste perturbant en fait, j'en pleure encore du sang).

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Bon, bilan de la journée : extremêment mitigé ! L'architecture de cette petite ville dans la ville est grandiose, c'est vivant, c'est incroyable, mais il y a beaucoup trop de monde pour pouvoir profiter de l'espace à fond. Une autre chose nous a profondément interloqué : quel rapport entre ce que nous avions vu et le thème de l'expo qui est "Nourrir la Planère, Energie pour la vie" ?? Ma copine et moi qui - de formations - sommes sensibles à la notion de problématique, nous avons vraiment eu du mal à recoller les morceaux entre ce qui était présenté et ce que nous nous attendions à voir. Nous nous attendions à trouver des projets théoriques ou concrets sur le thème "initiatives pour nourrir la planète" et nous avons eu des démonstrations d'auto-promotion politique et culturelle sur le thème "on gère nos ressources comme on veut et on a raison". C'était très surprenant et cette sensation de hors sujet nous a gêné tout le voyage. Mais rassurez vous, le dimanche ça s'arrange !

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Dimanche : nous avions décidé que ce ne serait pas la même ambiance ! Nous sommes arrivés une heure et demie plus tôt, ce qui nous a permis de respirer un peu avant la grande déferlente de public sur le coup de 10h30. Après un débrief arrosé pour noyer notre désarrois de la veille nous avions décidé que nous serions organisés et que ça allait bien se passer. Au programme : Koweit, Equateur, Slovénie, Yémen et Chine - et dans cet ordre là s'il vous plait !!

Et effectivement, nous avons passé une superbe journée ! Au Koweit nous nous sommes défaits de certains préjugés, avons découvert leurs cultures (culturelle et agricole), avons parlé français avec de charmants hôtes et bu du thé et mangé des pâtisseries traditionnelles. Un pavillon tout en petites attentions et en magie ! En Equateur aussi nous avons eu droit à un discours en Français : une présentation des quatre régions, découverte des senteurs du pays et de la faune toute en couleur et en chaleur un régal ! Petite pause déjeuner non loin de nos copains les slovennes que nous sommes allées visiter pas la suite !

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J'accorde un paragraphe spécifique à la Slovénie parce que ça aura été notre vrai coup de coeur du weekend. Bon on va pas se mentir, en premier lieu c'était parce qu'ils avaient de la bière... bon on se refait pas hein, mais c'était aussi pour leur convivialité ! Alors pour les remercier d'avoir ensoleillé notre samedi maussade nous avons voulu partager un peu leur culture. Et nous nous sommes régaler ! Un pavillon somme toute très minimaliste mais qui nous a fait de l'effet, au programme : massage des pieds au sel, bubulles, orchidées, miroirs interactifs, randonnées et biking, maison potager et miels (au pluriel !!) ! C'était tout doux. Si doux que nous en avons fait notre prochaine destination de vacances (à suivre...).

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Le Yémen et la Chine étaient nos derniers pavillons : l'un pour compenser notre incompréhension face à celui de la veille et l'autre pour notre amour des tatouages... Car oui, lecteur, je suis fan de tatouages! Quel ne fut pas mon enthousiasme quand j'ai su que pour une somme dérisoire une gentille dame yéménite pouvait me faire un dessin au henné sur la peau (mon tout premier !!). J'ai adoré. Bon je sens bien qu'il va disparaître plus vite qu'il ne devrait pas ça m'est égale c'est un joli souvenir (plus jolie que les poires violettes à 7€ proposées au stand souvenirs ><). Pour revenir sur la Chine : si le pavillon tenait bien plus la route que celui de la veille, il n'était pas fou non plus et avait une facheuse tendance à se prendre pour une boîte de nuit.

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Bilan du weekend : nous sommes très contents d'être rentrés mais nous sommes aussi très contents d'y être allés. Même si plusieurs fois nous nous sommes dit "Mais que sommes nous donc aller faire dans cette galère ?", c'était une aventure enrichissante et très distrayante ! Nous avons laissé de côté l'aspect éthique et problématique de l'expo : c'est un Disneyland d'auto-promotion politique. Rien de grave, nous avons gardé les débats pour nos soirées entre amis.

Posté par Artchoum à 19:33 - C'est quand le bonheur ? - Commentaires [1] - Permalien [#]